projet / Salle des fêtes et associative


 

 

La commune de Fourmies souhaite construire une salle polyvalente, pour Trieux, quartier prioritaire du renouvellement urbain-politique de la ville, afin de répondre au manque d’équipements de type salle de réception sur son territoire. Ce bâtiment devra permettre aux habitants et associations d’y trouver un usage adapté à leurs besoins : spectacles, soirées festives, réunions publiques et d’association, avec la possibilité d’un accueil périscolaire.

Contexte

Démonstrateur régional REV3, engagée depuis plusieurs années sur une réflexion poussée de l’aménagement de son territoire, la municipalité a l’ambition d’un équipement qui soit moteur pour changer sa façon de produire, de consommer, d’échanger. Cet équipement devra ainsi s’appuyer sur les 5 piliers de la 3ème Révolution Industrielle :

la mobilité des personnes et des biens, les énergies renouvelables distribuées, être producteur d’énergie, stocker celle-ci utiliser l’internet de l’énergie. Il devra aussi favoriser l’économie de la fonctionnalité, en proposant un lieu efficient en terme d’usages, et faire appel à l’économie circulaire (par l’emploi de matériaux biosourcés et du savoir-faire locaux).

A l’échelle de la ville, le projet créera un nouveau pôle en dialogue avec d’autres équipements majeurs de la commune (école et collège), en pleine restructuration. L’implantation du bâtiment devra donc tirer parti des orientations, des vues, mais aussi des relations avec le patrimoine bâti existant (écoles, tissu d’habitation, église), avec la place de l’église pour créer une nouvelle pièce urbaine qui fasse sens dans son contexte. En cela, une attention particulière sera prêtée aux rapports entre l’équipement et les espaces paysagers, les parcours, la prise en compte des différents usages.

Programme

Le programme se décompose en deux ailes. La première abrite les locaux associatifs, bureaux et commodités. Elle tient une relation plus forte à la place Jeanne d’Arc, et en relation avec l’école. La seconde aile abrite les locaux de rangement, technique et cuisine, ainsi que la salle d’activité qui s’ouvre sur le sud du quartier. Une galerie distribue les salles d’activités, qui récupère une double orientation par un second jour. Un hall d’entrée à la pliure du bâtiment fait la jonction entre ces deux éléments du programme, ouvrant sur une placette surélevée, aménagée autour d’ un arbre.

Un volume qui affirme sa relation au paysage

Nous profiterons de la topographie marquée du terrain pour proposer un volume architectural qui se fonde dans son environnement, tout en affirmant un volume contemporain qui installera un dialogue en contraste avec l’église. Globalement nous souhaitons mettre en valeur un jardin à l’arrière de l’église :

la revalorisation des surfaces minérales, perméables en pied de bâtiment, pour les cheminements et des terrasses accessibles

la revalorisation des espaces végétaux, jardin de graminées, de vivaces,

la mise en valeur d’un noyer remarquable, qui sera libéré des autres espèces, au sol en son pied

Une mise en lumière, des cheminements, des façades et le l’arbre remarquable

L’implantation des fonctions découle de cette relation au voisinage, pour éviter les nuisances. L’entrée de l’équipement ne se fait par une pliure du bâtiment en son milieu. Desservant de manière direct le bureau d’accueil et les sanitaires ensuite de part et d’autre les deux fonctions principales. Les accès aux salles associatives se font depuis le hall d’entrée le long d’une galerie. La salle de spectacle s’implante en contrebas, elle s’ouvrira sur des terrasses sur jardin, pour permettre des usages.

Le jeu des pentes de toiture permet des perspectives longues et accentuées, de bénéficier dans la salle de spectacle d’une grande hauteur sous plafond. Le plafond sera traité par un jeu de charpente en bois de peuplier local.

Côté place Jeanne d’Arc, le toit déborde assez largement abrité par une résille de bois de chêne local, dentelle de bois très ornementale, de manière à répondre de manière modeste et contemporaine au pignon de l’église à ses modénatures, contreforts et rosace de pierre, et ainsi créer une image architecturale forte.

Orientation et relation au site

A l’intérieur de l’équipement une relation forte avec la voie douce et le jardin de l’église par une longue façade de la galerie vitrée à l’ouest, et les salles associatives et le bureau s’ouvrent sur le jardin de l’église, à l’est. La salle de spectacle bénéficiera d’ouverture en hauteur au sud et de vue transversales est et ouest. Cette lumière forte apportera de la chaleur passive, qui devra être modérée pour éviter les surchauffes, par un jeu de brise-soleil. La toiture sera pour moitié en capacité d’accueillir des panneaux photovoltaïques de manière très bien orientée. Et pour l’autre moitié accueillera un revêtement végétalisé. la matérialité extérieure, sera fortement marquée par un large acrotère de toiture qui se retourne en façade, nous chercherons un matériau de revêtement pérenne et expressif.

Alliant intégration paysagère et sobriété notre architecture proposera néanmoins une image singulière et puissante qui fera de cet équipement un repère pour la commune.

Démarche environnementale

Ayant pour objectif la construction d’un bâtiment sobre et durable, nous inscrivons la démarche E+C- qui préfigure les futurs standards de la RT2020, et dans une démarche plus globale d’exemplarité énergétique et biosourcée des ouvrages, avec une performance poussée de l’enveloppe, complétée par une production d’énergie, ici assurée par l’installation de panneaux photovoltaïques en toiture. Ainsi, nous atteignons à minima un bâtiment garantissant des performances RT2012 -40%. Nous visons le niveau E3C2 et le label PassivHaus sera recherché.

Des matériaux naturels et biosourcés

Construire en peuplier : « ça peut plier, mais ça tient bien ! »

Nous proposons ici une ossature bois en peuplier. L’ossature bois en feuillu de région est intéressante pour son impact environnemental et son bilan carbone. Produit et transformé dans la région, donc à faible énergie grise, il favorise l’économie circulaire et met en valeur les savoir-faire locaux. Contrairement aux idées reçue le peuplier est très bien adapté à un usage en charpente, particulièrement dans l’ossature bois. Communément ce sont les bois de moins nobles qui sont utilisés en ossature, comme l’épicéa. Le peuplier est une très bonne variante. Nous souhaitons mettre en avant le bois de région dans toutes ses formes. Ainsi, la charpente apparente de la salle polyvalente sera elle aussi en bois local.

Construire avec la paille : « ce n’est pas les trois petits cochons »

L’isolation en œuvre de l’ossature bois sera réalisée en paille, sous forme de bottes. La paille a également une très bonne note concernant son bilan carbone. Produite très localement (dans un rayon généralement inférieur à 30km autour du site de projet) ce qui réduit son énergie grise, renouvelable (produite à chaque moisson), elle comporte de multiples avantage pour le confort des usagers et des compagnons la mettant en œuvre : pas d’émissions de COV nocif, un matériau sain et naturel, non transformé, qui offre un très bon déphasage de la paroi (masse volumique élevée = inertie = très bon déphasage jour/nuit) et donc un confort thermique et hygrométrique élevé (limite fortement les écarts de température en surchauffe d’été et périodes de grand froid). Contrairement aux idées reçues, la paille ne craint ni le feu, ni les nuisibles : la densité de la botte de paille lui offre de très bons résultats de résistance au feu, n’y trouvant pas assez d’oxygène, et les insectes et rongeurs n’y trouvent aucune nourriture (ce n’est pas du foin, et il n’y a plus de grains). L’emploi de ce matériau demande une certaine technicité, et impacte notamment l’épaisseur totale des murs. La préfabrication en atelier permet de réduire fortement les risques de désordres (infiltrations, etc). La paille est mise en œuvre dans des caissons fermés et complètement étanches, en atelier, ce qui la protège. Afin d’assurer une performance thermique optimale de l’enveloppe, un complément d’isolant en fibre de bois semi-rigide pourra être mis en œuvre en extérieur. Il a pour objectif de traiter les ponts thermiques situés au niveau des montants d’ossature, dans les caissons.

D’autres matériaux sains et durables seront mis en œuvre : des menuiseries bois (ou bois-aluminium), des enduits de terre, des revêtements de sol en linoleum, et une attention particulière portée sur les peintures (labels garantissant des faibles émissions de COV).


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